LA PAGE DE GUYLENE


A corps perdu

 

Ma voix s'appuie

Sur tes mains

Dans le temps

D'un baiser

Comme un frisson

D'ailes d'argent

Dans ma mémoire

Pour que ton regard

S'imprègne de ton ombre

Et éblouisse ma vie

D'un parfum

Qui est l'empreinte

De ton odeur

Silhouette infime

Du vent sur ma poitrine

Guylène COLIN


Mutisme

 

La mer est venue

Comme une étranglée

Etreindre la brume

Dégrafer mes paupières

Le voile d'une étuve

Où se prosternent les dieux

Obscurcit mes lèvres

D'un goût unissant

Ma robe aux désordres

De l'écume.

Guylène COLIN


Coufoulens

 

Les murs de la chambre mauve

Respirent tendrement une odeur de romarin

L'air embaume nos corps

D'un parfum si tiède

Et nos main encore rêveuses

Chantent des mélodies orientales

Et des lointains voyages.

Ton regard mental

Imprégné d'idées marginales

Me suit dans le mouvement

De mon inconscient fragile.

Au-delà de la Nature

je meurs dans la pureté

Vitale de tes yeux.

Guylène COLIN


Autre poème de Guylène : Création

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