Elles brûlent au loin

les vaches de mon enfance

Elles brûlent au loin les vaches de mon enfance

L’odeur nauséabonde caresse mon cœur en souffrance

Ô homme ! qu’as-tu fait de ta sagesse,

Qui aujourd’hui pour le fric te délaisse,

Qu’as-tu fait de tes savantes technologies,

Pour en arriver là, à en payer le prix.

Le prix de l’amour, de la joie et de la vie.

Le prix du sang, de la passion et du fruit.

Qu’as-tu fait, homme, au nom de la  liberté économique,

Construite sur une idéologie fabriquée de broc et de bric ?

 

Tu ne voulais plus vacciner,

Tu ne voulais plus chauffer,

Tu voulais tout dominer,

Même l’animal, tu voulais l’assoiffer, l’écraser, le casser,

Tu ne voulais même plus le donner au boucher.

Dans la fosse commune, il faut le placer,

Pour qu’il brûle même sain sur la place du marché.

Toujours plus, toujours plus,Pour obtenir le fric tant adoré,

Toujours plus, toujours plus,Pour obtenir la solution miracle de l’éternité,

Celle où sans Dieu tu pourras tout oser,

Brûler, casser, écraser, au nom de la fraternité,

Mais quelle fraternité, celle d’une philosophie nue,

Où l’homme humain, le vrai, n’existe plus…

Qu’as-tu fait, ô homme de ta sagesse,

Qui aujourd’hui, au nom du fric, te délaisse !

Iris GUTFRIED Le vendredi 27 avril 2001

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